News, Théâtre

WAR SWEET WAR, 
un spectacle de Jean Lambert-wild, Jean-Luc Therminarias, Stéphane Blanquet et Juha Marsalo

 qui a lieu du mardi 28 février au vendredi 9 mars 2012
à la Comédie de Caen, Théâtre d’Hérouville.

Jean Lambert-wild, Jean-Luc Therminarias et Stéphane Blanquet se retrouvent après leur collaboration autour de Comment ai-je pu tenir là-dedans ? pour créer ce spectacle avec le chorégraphe finlandais Juha Marshalo, l’époustouflant danseur-chorégraphe du Recours aux forêts créé en 2009 à la Comédie de Caen. 
Deux sœurs jumelles russes et deux frères jumeaux français, tous les quatre danseurs-performeurs, interprètent ce spectacle.

Et si le fantôme de la guerre entrait chez vous, que feriez-vous ?
Dans le creux de nos foyers, de nos intimités, sous nos épidermes, jusqu’au fond du langage, la guerre est là. Parce qu’elle ne se fait plus au corps à corps, elle demeure invisible mais n’en est pas moins insoutenable, violente. Nous vivons une autre forme de guerre, à laquelle se mêlent les peurs insidieuses dans lesquelles on nous maintient tout le temps. Il faut qu’il y ai! t un ennemi. Peut-on penser que le monde dans lequel on vit ne va pas être conditionné, dans les années à venir, par les formes de guerre que nous mettrons en œuvre ? Si la guerre s’insinue partout, et qu’elle est devenue irreprésentable, comment la donner à voir au théâtre ?

War Sweet War sera ensuite présenté au Hangar 23 à Rouen, le jeudi 19 avril 2012.
Une tournée 2012-2013 est en préparation.


 Attention sur les 29 février et 1er mars 2012 à Caen : deux créations de la Comédie de Caen en une seule soirée : War Sweet War à 21h, précédée à 19h à l’ESAM (Ecole Supérieure d’Arts & Médias) de Caen du spectacle : Globale surveillance.

Globale surveillance : un ovni théâtral et plastique signé Éric Sadin. De ses deux ouvrages Globale paranoïa (paru en 2009) et Surveillance globale (idem) Éric Sadin, écrivain, journaliste, enseignant, homme de presse et de théâtre a tiré ce Globale surveillance. Un retour au théâtre qu’il a conçu comme un dispositif communiquant et intelligent. Le public est invité à entrer dans une zone spatiale hypersurveillée où l’œil invisible de Big Brother se cache habituellement… Mais là le choix est clair : comédiens et spectateurs sont visiblement tracés. La mise en lumière de ces procédures de contrôle permet à tous de se poser les bonnes questions, à commencer par celle-ci : en quoi ce monde sous surveillance nous modifie-t-il ?

Extrait de L’Outil n° 21 février-mars 2012