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Pink Galina : La poule rose, qui est d’ailleurs rousse a-t-elle mis beaucoup d’eau dans son vin pour ôter le rouge sang qui habite ce drôle de premier album ? Le duo que
Sarah Olivier compose avec son complice Stephen Harrison ainsi qu’avec les autres artistes invités comme Fantazio, livre un ovni cabaret chanson rock jazz. Venue de la scène où elle est tantôt comédienne, danseuse, effeuilleuse, cette femme à multiples facettes chante ici toutes les femmes avec une variété musicale qui fait ressortir toute la tendresse et toute la violence de ses compositions. Un chant parfois brut, d’autres fois sa voix se fait cristalline et toujours elle suit ce fil rouge que les onze morceaux tranchent en variations de carmins à l’infini. Un sans faute, on craque : pour ces ambiances ici glauques, là blues et où partout ça joue avec les mots, les sons, la vie, les envies. Un vrai bel album, en nuances écarlates : un cri, de peur, de joie et de l’intime. La belle se découvre, on aime, elle pique fort tout particulièrement sur trois titres : l’un chamanique-électrique et agonique « Panique » et pour le terrible « Bloody Mary » ou encore sur « Ophélie », poème requiem lyrique. Mais il n’y a rien à jeter sur cette perle urgente qui convie comme fées sur son berceau aussi bien une Brigitte Fontaine qu’une Barbara en plus moderne. Sarah Olivier en live en région : le 6/9 à Nogent le Rotrou et le 4/10 au Trianon Transatlantique.