Edito

Les grands arbres sont fascinants. Ils sont dits remarquables. Les plus grands ? 120 mètres. Les plus vieux ? 10 000 ans et plus. Les plus beaux ? Subjectif.
Ils sont notre mémoire et ils transmettent le savoir des générations passées. On se sent à l’abri près de ces arbres comme aimanté, époustouflé. Leurs racines plongent dans la terre, leurs troncs s’élèvent vers la lumière, leurs branches filent vers le soleil.

À l’inverse dans certaines cultures, la symbolique est renversée. C’est le soleil qui nourrit la canopée, la ramure devient racine. Les racines en sont les branches. 
La tête à l’envers !

C’est un peu ce qui arrive par moment. Quand la lucidité n’a plus de prise, on dit : c’est le monde à l’envers ; pourtant quand les choses sont inversées, on les voit autrement, plus clairement, en pleine ombre et lumière. La force de l’arbre est en nous.
Il nous manque leur sagesse.

Décembre, c’est Nöel !
Demain, c’est 2014.
Réveillons-nous !
auxarts.fr

Edito Aux Arts. Décembre 2013