Edito

Le temps des Festivals
La Normandie est un territoire culturel. L’Outil propose un éclairage sur les Festivals à venir. Les budgets culturels sont bien sûr contraints en ces périodes de restrictions budgétaires. Mais l’imagination et la passion des acteurs culturels sont sans limites. Ne boudez pas votre plaisir !

Les festivals sont d’abord d’une extrême diversité. Les champs artistiques et les propositions sont multiples, du traditionnel au classique jusqu’aux propositions les plus pointues ou les plus transversales. Certains s’inscrivent dans la durée avec un temps fort, d’autres durent 2 à 3 jours. Pour les premiers, c’est un travail en partenariat avec des structures locales, régionales ou interrégionales : le temps permet de créer des dynamiques artistiques. Les seconds proposent du bonheur en concentré. Le public est libre dans cette diversité ! Les festochs sont présents dans tout l’hexagone, en espace rural et en milieu urbain. Leur nombre est incertain. On connaît les plus grands que cela soit dans les musiques actuelles, dans la musique classique, le jazz, la danse, le cinéma, le livre, la BD, le court-métrage, le jeune public, les arts visuels… après, c’est une nébuleuse ! Une étude de 2009 recensait pas moins de 2 000 festivals de musiques actuelles entre juin et septembre. Aujourd’hui, l’offre est présente sur l’année.

Les grandes villes comme les petites communes peuvent réussir des exploits en terme de programmation ou de fréquentation. La grosse artillerie signe des contrats mirobolants aux artistes internationaux qui faute de vendre des disques demandent de gros cachets. Les plus petits subissent le même contre coup et font pour résister des programmations axées sur des découvertes et quelques pointures et travaillent le côté convivial de leur démarche. Entre 50 000 et 5 000 spectateurs, on ne vit pas le même festival ! Tous ont une démarche éco-responsable.

Un festival a son originalité, sa marque. Même si la tendance tend à présenter les mêmes artistes un peu partout. Les tourneurs sont à l’affut, les artistes ont besoin des festivals et des concerts pour faire bouillir la marmite. Cela tombe plutôt bien. Le public est preneur ! Il a envie et besoin de s’éclater à l’ombre des pommiers comme dans les prés sarthois et du bessin ou les pieds dans l’eau !

Les festivals animent leur territoire et de nombreux bénévoles s’activent pour eux. Les retombées économiques sont certaines et l’image, la notoriété d’une ville, d’une commune peuvent en être modifiées. Ils font vivre de nombreux professionnels : intermittents du spectacle, salariés et des structures aux activités connexes : alimentation, hôtellerie, campings, sociétés d’éclairage, de sonorisation, de sécurité… Tout comme la culture dans son plus large spectre. 26 millions d’entrées dans les musées en 2010. 3 millions d’entrées pour les scènes nationales. 200 millions d’entrées pour le cinéma, chiffre record ! Il faut le dire ! La culture attire plus de spectateurs que le foot ! Soyons clair ! Je n’ai rien contre le foot ! On y joue aussi avec sa tête !