Regards normands-iraniens
Espace St-Nicolas à Coutances dans la Manche · du 5 juin au 30 août 2026, gratuit.
Que reste-t-il des racines ? Pour la 1ere édition de la biennale de photographie deux regards se croisent : celui d’Isabelle Eshraghi, photographe franco-iranienne et d’Élisabeth Blanchet Burgot, photographe normande. Les femmes photographiées, celles d’Ispahan et celles habitant des baraques d’après-guerre à Coutances présentent des résonances. Des trajectoires bouleversées, des résistances et résiliences communes. L’actualité n’est pas oubliée.
Qui sont -elles ?
Isabelle Eshraghi a été récompensée en 1997 par le Prix Kodak de la critique photographique pour son travail sur les femmes d’Ispahan. En observant leurs petits gestes du quotidien je cherchais à découvrir à travers elles, quelle femme j’aurais pu devenir si j’avais vécu en Iran. En 1999, elle est lauréate du Prix de la Villa Médicis hors les murs, pour son sujet sur la jeunesse iranienne et en 2001, elle reçoit la bourse du Fonds d’incitation à la création du Ministère de la Culture pour son travail sur les sages de l’Iran.
En 2014, Élisabeth Blanchet fonde le Prefab Museum au Royaume-Uni, dans une baraque libre d’occupant. Le musée ferme ses portes à la suite d’un incendie, mais la collecte et la sauvegarde des témoignages, des photographies et des objets commémoratifs, se poursuivent avec un musée devenu mobile. Elle rencontre Mickaël Sendra, guide conférencier et président de l’association Mémoire de Soye, tout autant passionné par les baraques. Ensemble, ils fondent l’association PREFAB! et éditent Baraques Histoire des maisons préfabriquées d’après-guerre. Expositions, rencontres, films… et beaucoup de complicité pour ce sujet patrimonial passionnant. Se définissant tous les deux comme des «dénicheurs de baraques», ils poursuivent les recherches et les sauvegardes.
L’exposition est complétée par une offre d’ateliers, de rencontres, de concert et de projections.
