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lundi 16 février 2026
du 3 au 12/03/26
 Caen, Calvados

À la Comédie de Caen début mars 2026

Trois belles propositions sont présentées à la Comédie de Caen début mars 2026. Focus sur beau programme ! On démarre avec « Picnic », comédie musicale burlesque et symphonique, une production 100% normande. Puis place à la reprise de « L’Apocalypse d’Adam et Aimée », un voyage musical, poétique et dystopique, une création de l’artiste associé Amada Diop. Enfin une création 2025 : « La guerre n’a pas un visage de femme », une pièce de théâtre documentaire adaptée du livre éponyme paru en 1985 de Sveltana Alexievitch, une autrice biélorusse couronnée du Prix Nobel de littérature en 2015.

Picnic
La pièce embarque le public sur le Joly France, un bateau à destination des îles Chausey. C’est un conteur aveugle qui narre l’aventure qui attend deux tourtereaux qui vont se fâcher durant la traversée. La suite met au plateau une troupe de comédiens amateurs, tous en situation de handicap psychique, moteur ou sensoriel, qui incarnent es protagonistes présents sur l’île où le jeune homme recherche sa dulcinée partie avec le panier de victuailles… L’actrice Émilie Horcholle et le cinéaste Bruno Romy signent cette production musicale normande et délirante qui s’adresse à tous, dès 9 ans.
Mardi 3 et mercredi 4 mars, 19h, Théâtre des Cordes.

L’Apocalypse d’Adam et Aimée
Dans cette grande fresque musicale et chantée Adama Diop, artiste associé de la Comédie de Caen, incarne un homme qui dialogue avec sa fille. Le monde vit l’Apocalypse ; lui raconte l’avant et se demande ce qu’il restera de nous après. Elle évoque son « nouveau monde » , un univers peuplé de femmes puissantes… Cette apocalypse dont s’empare Amada Diop est un prétexte pour s’interroger sur nos valeurs et sur nos héritages naturels et immatériels… Ce récit puissant est complété par la présence dans la partition d’extraits du texte « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire, grand poète martiniquais. Musique, chant, vidéo et poésie habitent cette pièce où le français et le wolof se répondent.
Du
10 au 12 mars, 20h, Théâtre des Cordes.

La guerre n’a pas un visage de femme
Printemps 1975, la jeune journaliste biélorrusse Sveltana Alexievitch retrace par écrit une série d’entretiens qu’elle a mené avec des femmes soldats dans l’Armée rouge qui témoignent de leur vécu durant la seconde guerre mondiale. Ce matériau deviendra le livre La guerre n’a pas un visage de femme.
Julie Deliquet, metteuse en scène et directrice du Théâtre Gérard Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis – s’empare de ce texte et livre une création présentée en tournée depuis le mois de septembre 2025. La pièce reconstitue au plateau l’appartement communautaire où ces héroïnes se sont retrouvées pour raconter leurs actes de bravoure. Où 10 comédiennes de 30 à 70 ans donnent vie à ces échanges extraordinaires. Cette magistrale fresque de théâtre documentaire met enfin en lumière ces combattantes de l’ombre en un manifeste au féminin contre toutes les guerres.
Mercredi 11 et jeudi 12 mars, 20h, Théâtre d’Hérouville.

Les trois premiers rendez-vous en mars 2026 à la Comédie de Caen : 
– Picnic > les 3 et 4 mars, 19h, Théâtre des Cordes, Caen.
– L’Apocalypse d’Adam et Aimée > du 10 au 12 mars, 20h, Théâtre des Cordes, Caen.
– La guerre n’a pas un visage de femme > les 11 et 12 mars, 20h, Théâtre, Hérouville Saint-Clair.
Programme complet et réservations : suivez ce lien, merci !